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20 minutes: Mariage Franco-Asiatique : Même l'amour se mondialise
Parmi les amoureux qui fêtent la Saint-Valentin aujourd'hui en France, deux millions de couples sont mixtes. En vingt ans, le nombre de mariages qui unissent « un étranger né à l'étranger et vivant en France », même s'il a acquis la nationalité française, à un(e) Français(e) de souche, a doublé.
- Journal "20 minutes"
- 14 février 2006
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- Quotidien gratuit.
Qui ne se ressemble pas peut donc s'assembler...
Et au vu des chiffres, les femmes françaises sont plus friandes des hommes étrangers que les Français ne le sont des étrangères.
Selon une enquête menée par l'Institut national d'études démographiques (Ined) en 2002, les us et coutumes des couples mixtes tendent à se rapprocher de ceux des couples franco-français. Ils se marient autant, et divorcent autant. Ni plus ni moins donc, malgré les différences de culture, de religion et parfois même de langue. D'ailleurs, la différence culturelle n'apparaît pas comme une motivation notable, ni dans l'union, ni dans la désunion. Aujourd'hui, 17% des mariages célébrés aujourd'hui ne sont plus franco-français, et 11% des enfants nés en 2004 avaient un parent d'origine étrangère, soit 84 000 bébés. Alors qu'il y a six ans, seuls 8% des bébés grandissaient au sein d'un foyer mixte. En somme, 6,9 millions de personnes vivent avec une personne d'origine étrangère. L'intégration se fait aussi par l'amour !
« Notre biculture, c'est l'idéal pour nos futurs enfants »
Katrin (Allemande) et Antoine (Français) En couple depuis quatre ans.
« Quand on s'est rencontré, c'est le côté macho d'Antoine qui m'a plu. Je me suis sentie plus femme à ses côtés. Quand il parle allemand, il a un accent adorable, mais comme je m'impatiente vite quand il bute sur les mots, on retourne vite au français. Et puis, c'est une langue tellement romantique ! Notre biculture, c'est l'idéal pour nos futurs enfants : ils auront les points forts de nos deux pays. En revanche, j'ai parfois du mal à accepter ses remarques quand je sors seule avec des amis garçons : en Allemagne, les couples sont très libres et indépendants l'un de l'autre.»

« Les fêtes comme Noël sont imprégnées de bouddhisme »
Helen (Philippine) et Christian (Français) Mariés depuis sept ans, deux enfants.
« La culture asiatique m'a beaucoup attiré chez Helen quand je l'ai rencontrée aux Philippines: sa gentillesse, sa douceur, les petites attentions qu'elle me prodiguait. Avant de se marier, on n'a jamais beaucoup parlé de nos différences. Depuis qu'on vit ensemble, j'ai dû m'habituer à manger du riz tous les jours, midi et soir, parce qu'Helen ne pouvait pas s'en passer. C'est comme nous avec le pain ! La nuit, on laisse toujours une lampe allumée pour éloigner les fantômes: ça fait partie des superstitions très tenaces aux Philippines. Les fêtes chrétiennes, comme Noël ou la Toussaint, sont imprégnées de bouddhisme : on met une bougie et de la nourriture devant une image représentant Jésus.
Aujourd'hui, nos enfants parlent français et tagalog. Quand ils étaient petits, après six mois passés dans le pays de leur mère, ils avaient oublié le français ! Ma femme ne trouve que des avantages à la culture française : la facilité, l'autonomie dont elle dispose, le confort. »
« Ce sont les autres qui voient la différence comme un handicap »
Delphine (Française) et Hamdi (Tunisien) Mariés depuis trois ans.
« Avec Hamdi, on sait qu'on est différents. Donc il n'y a pas de problèmes: il fait le ramadan, et quand je mange du porc sous ses yeux, il s'en fiche ! A Noël, la première année, ça a été assez compliqué de le convaincre d'aller ouvrir ses cadeaux. Il ne voulait pas qu'on lui en offre, par pudeur. Mais aujourd'hui, il s'est adapté. Lui m'a expliqué comment je devais me comporter avec ma belle-famille : on ne doit pas s'embrasser en public ni utiliser des mots d'argot, ni boire ou fumer. Le jour de notre mariage en Tunisie, un an après celui en France, il a fallu que je me conforme aux coutumes locales : j'ai eu droit au cérémonial du henné, ça a duré des heures. C'était assez déroutant.
Rien ne nous prédestinait à nous unir : je viens d'une famille bourgeoise et catholique du 5e arrondissement de Paris, lui d'une famille monoparentale de la vieille ville de Tunis. Mais on a dépassé les clivages de religion et de culture. Le plus important, c'est l'amour. Ce sont les autres qui voient la différence comme un handicap. On élèvera nos enfants dans la double culture.»







































L'homme français plait toujours aux femmes russes!
Et si on parlait des femmes russes